but you can call me Wani

FORGOT HOW TO PALM SPRINGS

Dans le cadre de notre projet de diplôme, nous avons décidé de proposer une série d’images, deux publications et un ensemble d’objets produits au cours d’un périple réalisé en février 2016. Cette collaboration fait suite à celle que nous engageons dans notre travail personnel depuis le début de notre formation.

La réalisation de ce projet nous a amenées à parcourir la frontière entre nos deux pays d’origine : la Suisse et la France, un road-trip acidulé et déjanté, comme une proposition pour s’approprier ces paysages et les réinventer. Il s’agit ici de retranscrire notre voyage, faire état du déplacement géo- graphique, mais aussi de l’appropriation que nous avons faite de ces terri- toires et des personnages rencontrés.

Des lieux, pour la plupart à l’abandon, entre le no man’s land franco-suisse et la déserti cation des campagnes françaises.
Nous avons décidé de faire chacune un éditing de tout le travail réalisé pendant ce voyage, en mélangeant toutes nos images, a n de valoriser la dualité de notre posture photographique. Le principe de densité visuelle, avec un corpus d’images important et un procédé d’installation immersif, participe de notre volonté de recréer le paysage fantastique à l’image de celui constitué au l du voyage.

L’écriture photographique de ce projet prend diverses formes : il y a à la fois les images accrochées, aux formats variables, les deux éditions, à la manière d’un carnet de bord édité par chacune d’entre nous, et en n les objets collectés et transformés durant le périple.

Il s’agit ici de ce que l’on trouve, au cours du voyage à proprement parlé, de ce qu’on fabrique ou installe, mais aussi, et en ligrane, de notre rela- tion à toutes les deux : la spontanéité et l’élan qui nous pousse à travailler ensemble, le dynamisme de la ré exion à deux, sont de vrais manifestes dans notre approche du travail photographique.

Nous proposons un voyage fantastique, sous l’emprise d’une folie ordi- naire, et soumis à l’attention tranchante de quatre yeux, qui déambule- raient dans une même et unique direction, au travers d’un monde mal- léable.

©A&A - Anaïs Weber & Annabelle Zermatten, 2016